StanleyWhite
12/06/2008, 13h03
http://www.clubcultura.com/clubliteratura/clubescritores/vazquez_montalban/img/periodismo_cronica.jpg
Montalban n’est pas que l’auteur des romans de Pepe Carvalho, qu’on se le dise. Dans ce long essai de 1971, il analyse avec beaucoup d’ironie les chansons populaires entre 1939 et la fin des années soixante. A travers cette analyse, Montalban se propose de radiographier ni plus ni moins que les sentiments d’une Espagne qui lui est chère. Les années de l’après guerre (civile), les années de la faim, la propagande franquiste (et ses thèmes qui remontent aux Rois Catholiques), l’influence des Etats-Unis via le Plan Marshall, etc… Tout y passe et surtout, tout est là, dans les chansons que l’ont entend au music hall d’abord, à la radio ensuite puis finalement à la télévision. Il y a là tout ce qui fait de ce pays une entité profondément contradictoire, aussi superficielle que profondément astucieuse, « sol y sombra » en quelque sorte. Complément essentiel à mon avis à celui qui tente de comprendre la mentalité de l’Espagne d’aujourd’hui, au-delà de l’œuvre des cinéastes (Bardem, Buñuel, Saura), des écrivains et des peintres, il y a la culture populaire, ses chansons délétères, ses chansons immortelles.
Montalban n’est pas que l’auteur des romans de Pepe Carvalho, qu’on se le dise. Dans ce long essai de 1971, il analyse avec beaucoup d’ironie les chansons populaires entre 1939 et la fin des années soixante. A travers cette analyse, Montalban se propose de radiographier ni plus ni moins que les sentiments d’une Espagne qui lui est chère. Les années de l’après guerre (civile), les années de la faim, la propagande franquiste (et ses thèmes qui remontent aux Rois Catholiques), l’influence des Etats-Unis via le Plan Marshall, etc… Tout y passe et surtout, tout est là, dans les chansons que l’ont entend au music hall d’abord, à la radio ensuite puis finalement à la télévision. Il y a là tout ce qui fait de ce pays une entité profondément contradictoire, aussi superficielle que profondément astucieuse, « sol y sombra » en quelque sorte. Complément essentiel à mon avis à celui qui tente de comprendre la mentalité de l’Espagne d’aujourd’hui, au-delà de l’œuvre des cinéastes (Bardem, Buñuel, Saura), des écrivains et des peintres, il y a la culture populaire, ses chansons délétères, ses chansons immortelles.