Disco

I mean it's no secret, you know, my feelings about David artistically. I consider him the Picasso of music and I really mean that sincerely.
— Nile Rodgers (producteur)

Pratique



The man who sold the world : 1970

Titres

Face A
1 - The Width of a Circle (Bowie) 8.12
2 - All the Madmen (Bowie) 5.36
3 - Black Country Rock (Bowie) 3.34
4 - After all (Bowie) 3.51
Face B
1 - Running Gun Blues (Bowie) 3.13
2 - Saviour Machine (Bowie) 4.26
3 - She shook me cold (Bowie) 4.14
4 - The Man who sold the World (Bowie) 3.58
5 - The Supermen (Bowie) 3.40

Musiciens, références, production etc.

David Bowie voix, guitare
Mick Ronson guitares
Tony Visconti basse, guitare, piano
Mick " Woody " Woodmansey batterie
Ralph Mace Moog synthétiseur

Producteur Tony Visconti
Ingénieur du Son Ken Scott
Enregistré au Trident & Advision Studio Londres GB

Références Vinyle Label Mercury / 6338041 ré-édition RCA
Sortie GB : avril 1971
Pochette US, planche Bd signé Mick Weller
Pochette GB, photo de Bowie travesti en femme photo de Keef prise à Haddon Hall, robe créée par Mr Fish
Pochette GB, photo N & B, ré-édité chez RCA en CD
Pochette Allemande, album/poster, rare

Les Sessions

Cet album marque un tournant dans la carrière de Bowie qui de chanteur folk sous l'influence d'autres artistes devient un artiste novateur.

Bowie avouera à cette époque qu'il craignait la folie qui avait déjà causé des ravages dans sa famille; l'album et en général la musique deviendront un moyen d'exprimer cette peur (" As long as I could put those psychological excesses into my music and into my work I could always be throwing it off" david Bowie 1993).

L'album entier décrit un monde schizophrénique, satanique même parfois avec un Bowie dont la personnalité semble écartelée entre l'homme et le surhomme Nietzschien-machine.

La pochette montrant un Bowie vêtu d'une robe sera censuré aux USA; un premier tabou est brisé, la fin du rêve hippie, de la recherche d'un idéal, 3 ans avant Aladdin Sane.

Seule la chanson "Black country rock" est encore empreinte de l'influence de T. Rex mais pour le reste on découvre déjà les prémisses du futur Ziggy (frappe du batteur et chœurs omniprésents).

On constate aussi une nette évolution des textes qui deviennent personnels (allusion à la folie) ou introduisent de futurs thèmes récurrents.

Une grande partie de l'album fut écrit en studio et même les paroles d'une chanson écrite lors du mixage, dont Bowie fut absent, au grand désespoir de Tony Visconti. Mick Ronson grand fan du groupe " Cream " persuada Woody Woodmansey de jouer comme Ginger Baker tandis que le jeu de Tony Visconti à la basse devait reproduire celui de Jack Bruce.

Bowie ne s'impliqua pas totalement dans l'album, son histoire avec Angie semblant l'occuper la majeure partie du temps.

Cet album demeure, malgré le résultat final, une très grande frustration pour Visconti, au point de devenir un sujet de tension avec Bowie.

Cet album marque aussi la fin de la collaboration entre Bowie et Visconti pendant 4 ans, ce dernier préférant s'impliquer dans l'aventure T-Rex avec Marc Bolan. Enfin la séparation fut accomplie lorsque Bowie décida de prendre Tony DeFries comme manager.

L'album sera d'une grande influence pour les générations futures aussi bien au niveau sonore qu'au niveau d'une utilisation novatrice des synthétiseurs.

Finalement malgré des ventes médiocres cet album reste majeur dans la discographie de Bowie, au delà de la réputation de disque heavy, et selon Visconti l'une des meilleurs production de David; on y trouve déjà les prémisses du futur et une rupture avec les compositions passées mais aussi avec l'idéologie hippie.

Voir aussi :

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Discographie

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