

Titres
Face A
1 - Rosalyn (Jimmy Duncan/Bill Farley) 2.27
2 - Here Comes The Night (Bert Berns) 3.09
3 - I Wish You Would (Billy Arnold) 2.40
4 - See Emily Play (Syd Barret) 4.03
5 - Everything's Allright (Crouch/Konrad/Stavely/James/Karlson) 2.26
6 - I Can't Explain (Pete Townsend) 2.07
Face B
1 - Friday On My Mind (Young/Vanda) 3.18
2 - Sorrow (Feldman/Goldstein/Gottehrer) 2.48
3 - Don't Bring Me Down (Johnnie Dee) 2.01
4 - Shapes Of Things (Samwell-Smith/Mac Carthy/Relf) 2.47
5 - Anyway, Anyhow, Anywhere (Pete Townsend/Roger Daltrey) 3.04
6 - Where Have All The Good Times Gone (Ray Davies) 2.35
Musiciens, références, production etc.
David Bowie
voix, guitare, saxophone, harmonica, synthétiseur
Mike Garson
piano
Mick Ronson
guitares, piano
Trevor Bolder
basse
Aynsley Dunbar
batterie
Ken Fordham
saxophone
Geoffrey Mac Cormack
choeurs
Producteur David Bowie & Ken Scott
Arrangeurs David Bowie & Mick Ronson
Ingenieur du son Denis Blackeye
Enregistré au Chateau d'Hérouville, France
Références Vinyl RCA /RS 1003
Sortie GB : 19 avril 1973
Photo du recto par Justin
Autres photos par Mick Rock
Masques de Pierre Laroche
Graphisme de Ray Campbell
Déjà avec l'aide de Mike Garson il avait entamé un premier virage musicalement sur l'album Aladdin Sane, Pin ups sera l'occasion pour lui de se faire plaisir mais aussi de préparer la séparation des Spiders from Mars.
Cet album de reprises comprend des titres enregistrés par des groupes anglais entre 1964 et 1967; étrangement alors que Bowie s'était imposé d'enregistrer une reprise par album il souhaita au départ sur cet album reprendre une de ses chansons, The London boys, mais finalement le projet fut abandonné.
Les sessions eurent lieu au château d'Hérouville près de Paris dans une ambiance particulière, la fin de l'épopée Ziggy était perceptible pour chacun, Bowie devant faire de plus à des problèmes financiers.
L'atmosphère pendant les sessions fut tendue avec le producteur Ken Scott, particulièrement avec Lulu omniprésente, Bowie jouant de plus en plus à la star conscient de son succès, grisé par celui ci.
A sa sortie l'album fut un succès prévisible, 5 semaines en première place des charts, avant sa sortie même puisque 150 000 exemplaires furent précommandés soit 50 000 de plus que pour la sortie d'Aladdin Sane.
Pourtant à plusieurs reprises Bowie est en proie à des difficultés pour interpréter certains titres, particulièrement avec les titres des Who, Mojos et Troggs. Pour beaucoup de fans cet album est une régression par rapport aux compositions sophistiquées récentes. En revanche avec les compositions pop torturés des Kinks ou mieux de Syd Barett, Bowie reprend confiance et donne une interprétation digne d'intérêt; le sommet de l'album demeure Sorrow largement réinterprétré dans un style proche de celui de Brian Ferry.
La pochette est issue de sessions photos pour la magazine Vogue (ce dernier ne l'utilisera pas pensant qu'un homme en couverture ne serait pas vendeur) en compagnie du mannequin Twiggy incarnation du chic des années 60; pourtant cette pochette semble à peine réelle. Cet album est l'indice que le rock a atteint sa maturité, il a désormais une histoire.
A noter que le disque de reprises de Brian Ferry, The foolish things, sortira à la même époque même si ce dernier avait débuté les séances d'enregistrements avant.
Finalement l'album est intéressant mais bien en deçà des compositions de Bowie à l'époque, un disque de récréation pour Bowie, un hommage à ceux qui l'avaient marqués dans son passé à Londres.
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