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Le temps n'est plus à l'analyse : on doit se faire très vite une opinion sur tout. La faculté de ruminer des idées s'est perdue. Mon album ressemble donc à cette époque : vif, spontané, chaotique.

David Bowie 1995


18 - TIN MACHINE - 1989

Tin Machine : 1989

Titres

Face A
1 - Heaven's in here (Bowie) 6.01
2 - Tin Machine (Bowie/T.Sales/H.Sales/Gabrels) 3.34
3 - Prisonner of Love (Bowie/T.Sales/H.Sales/Gabrels) 4.50
4 - Crack City (Bowie) 4.36
5 - I Can't Read (Bowie/Gabrels) 4.54
6 - Under The God (Bowie) 4.06
7 - Amazing (Bowie/Gabrels) 3.04
Face B
1 - Working Class Hero (Lennon) 4.38
2 - Bus Stop (Bowie/Gabrels) 1.41
3 - Pretty Thing (Bowie) 4.39
4 - Videocrime (Bowie/T.Sales/H.Sales) 3.52
5 - Run (Armstrong/Bowie) 3.20
6 - Sacrifice Yourself (Bowie/T.Sales/H.Sales) 2.08
7 - Baby Can't Dance (David Bowie) 4.57

 

Musiciens, références, production etc.

David Bowie voix
Reeves Gabrels guitares
Hunt Sales batterie, voix
Tony Sales basse, voix
Kevin Armstrong guitare, Hammond B3

Producteur Tin Machine & Tim Palmer
Mixage Tin Machine & Tim Palmer
Ingenieur du son Justin Shirley - Smith
Ingénieur du son additionnel David Richards
Enregistré au Mountain Studios in Switzerland

Références CD CDVUS99 VIRGIN RECORDS LTD
Sortie : 22 mai 1989

 

Les Sessions

Pour la première fois Bowie s'efface derrière un groupe, il n'est officiellement qu'un membre du groupe, pour relancer sa carrière musicalement.

 

Cette démocratie sera voulue par Bowie au point de refuser les interviews en solo. Cette décision intervenait alors que dès 1988 il avait été décidé qu'en 1990 aurait lieu le "Greatest hits tour" (Sound&Vision tour).

En mai 1988 une conversation entre Reeves Gabrels, découvert en 1987 grâce à une cassette démo, et Bowie va conduire ce dernier à fonder un nouveau groupe. Plusieurs noms de groupe furent proposés dont "The Emperor's new clothes" par Gabrels mais ce fut finalement le nom Tin Machine qui emporta les suffrages.

Les frères Sales, avec qui Bowie avait travaillé en 1977 pour l'album Lust For Life, furent engagés pour assurer la partie rythmique.

Quand à la production Tim Palmer fut choisi; ce dernier déclara rapidement que les frères Sales étaient fous et leur comportement en concert et studio pour le moins chaotique. Cette alchimie ne fut pas sans conséquence pendant l'enregistrement; Gabrels et Palmer désapprouvant cette démocratie néfaste au contrôle de la production.

Il est à noter que l'album fut enregistré en mode digital, innovation à l'époque.

Malgré de nombreuses critiques, notamment au niveau du mixage la voix de Bowie étant couverte par les instruments l'obligeant à hurler, c'est le premier album en phase avec son époque depuis des années; il y retrouve une volonté de s'impliquer ainsi qu'un humour qui compensent en partie la manque évident de mélodies.

EMI souhaitait un nouveau Let's dance mais Bowie endosse un nouveau rôle, celui d'un rocker membre d'un groupe; cette démarche sera évidente lors de la tournée qui suivra la sortie de l'album en mai 1989.

Cette tournée montre un Bowie inattendu, ennuyeux et bavard, tout comme les musiciens qui se perdent dans des solos improvisés et inutiles.

 
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