
— David Bowie, 1997
Comme je l'avais dit sur le forum concernant, le bootleg "The duke and the Hawk", les répetitions du sérious Moonlight tour avec le maitre eightis du blue S.R.Vaughan. Je publie ici, un extrait d'un long article en préparation intitulé:
Est il bon de croiser des pirates des mers du sud ?
Cet extrait concerne les sessions de repet avec l'homme du texas....
La rencontre mythique Bowie / Vaughan est elle faite pour rentrer dans l'Histoire-du-Rock'n'roll ?
Pour ce qui concerne Steve Ray Vaughan, je ne suis pas sur que ça donne une image très positive du texan. J'oserais à peine le faire entendre à un fan de Stevie. En écoutant de façon attentive, on s'aperçoit qu'il l'air de ne pas trop savoir quoi jouer sur le répertoire funky de cette formation constitué du team Nile Rogers. Cette année 83 est 100% Chic organisation. Même des titres berlinois froid comme breaking glass deviennent ritournelles funky. Ce n'est pas la tasse de thé de SRV. Cela s'entend ! Le seul moment ou Vaughan peut mettre son jeu perso de guitare, c'est sur la nouvelle version de Cat people (putting on the fire) qu'il a enregistré quelque temps plus tôt avec Bowie. Musicalement parlant, force est de constater que les mélodies pop suaves de Bowie et la guitare de cet hombre, ne font pas un mariage heureux. Au tel point que cela explique très concrètement l'abandon de faire la tournée de la part du guitariste. Tout le mérite de Vaughan est de s'être retiré de ce projet de tournée ou sa technique, son style auraient été utilisés en deçà de son réel talent. Et tenter l'aventure en solo. Les années suivantes lui donneront grandement raison. Il développera son génie et sa notoriété sera universelle. Foudroyé dans son ascension (dans un accident d'hélicoptère ), il est devenu aujourd'hui une référence absolue en matière de blues US, un mythe presque. C'est ainsi que le guitariste ne resta pas dans l'ombre du maître, tel un Mick Ronson 2. Le guitariste pourtant génial de Hull, on le sait, devint invisible à coté du Ziggy flamboyant. Chapeau bas pour la clairvoyance de Vaughan ! Qui sait, Ronson et lui font peut être des jams ensemble, dans une autre dimension ?
Le guitariste soliste de la tournée sera finalement Earl Slick, revenant lui, de l'échec de sa carrière solo commencé après le STATIONTOSTATION et le world tour en 1976, de Bowie ! ! !
Pour ce qui concerne DB, on ne peut pas dire qu'il a l'air très motivé. Il arrête son chant au milieu des titres ou, parfois ne chante carrément pas. Une pause clope ? Disons qu'il fait son travail, sans efforts ni humour. Puisque qu'on est dans l'intimité d'une répétition, on pourrait espérer quelques moments uniques, mais rien. Il n'imagine peut être pas à cet instant (il a 36 ans) qu'il va produire son record d'entrées pour cette tournée mondiale. A l'écoute de la platitude du son et du peu d'enthousiasme, il est dur d'imaginer la puissance et la musicalité chaleureuse et funky que ça donnera sur scène. Tout ça a au moins l'avantage de nous faire garder les pieds sur terre sur ces "dieux vivants". La notoriété ne change rien pour ces êtres de chair et d'os, ils sont parfois proche du degrés zéro artistique. Ces enregistrements ont juste un petit intérêt sociologique. Ce qui, de ce point de vue, n'est pas inintéressant. Mais sûrement pas pour le plaisir des oreilles. Dont acte.
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